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Crise sanitaire, dépression, confinement : comment surmonter cette situation sans précédent ?

La pandémie relative à la COVID-19 nous a confronté à une situation aversive sans précédent. Restrictions, confinements, gestes barrières, un nouveau mode de vie ultra restrictif s’est insidieusement imposé à nous. Peur, tristesse, isolement, troubles du sommeil et autres désordres sont venus peu à peu rythmer nos vies. Post-confinement, une vague dépressive s’est également abattue sur nous. Que faire face à cette détresse mentale massive ? Comment pouvons-nous surmonter cette situation sanitaire sans précédent ? Découvrons ensemble les solutions existantes.

COVID-19 et dépression : des chiffres inquiétants

Restrictions de liberté, vie sociale réduite parfois à néant, les Français n’échappent pas à cette vague dépressive comme nous le montrent deux études publiées en mars 2021. Elle est constituée majoritairement de femmes et de jeunes, soit 22 % des 15-24 ans. Du côté des femmes, 15,8 % en 2020 présentaient des symptômes relatifs à un état dépressif. Selon une enquête de Santé Publique France, le taux d’anxiété est passé de 13,5 % à 26,5 % fin mars 2020. La dépression touche 21 % de la population après le second confinement. Quant aux antidépresseurs, leur consommation a augmenté de 20 % lors des deux confinements. La dépression post-confinement, ce sont 15 millions de dépressifs. Et selon une seconde enquête menée par la fondation Jean Jaurès, 20 % des Français ont des idées suicidaires.

L’état dépressif : des symptômes révélateurs

Dépression réactionnelle, anxiété, état dépressif, stress, souffrance mentale, la pandémie de coronavirus a fait des ravages en matière de santé psychique. Troubles de sommeil, humeur dépressive, troubles de la concentration, fatigue, perte d’énergie, tristesse envahissante, perte d’intérêt généralisé, apathie, pensées de mort récurrentes, repli sur soi, maux de tête, dévalorisation, ralentissement psychique et moteur, bradypsychie (ralentissement de la pensée), bradyphémie (débit verbal ralenti), autant de symptômes caractéristiques d’une dépression. Ces symptômes ont un retentissement à la fois physique et psychique sur la personne concernée.

Une dépression unique

Les syndromes dépressifs résultants de la situation sanitaire se différencient de ceux d’une dépression classique, et ce, selon plusieurs critères. Tout d’abord, la tristesse est anxieuse et non envahissante. L’irritation et l’agressivité sont exacerbées en particulier contre ceux qui doivent gérer la crise, particulièrement les politiciens. D’autre part, la source de l’angoisse prend racine dans la pandémie de la COVID-19 et est accentuée par l’accumulation de privation de liberté et de restrictions : les couvre-feux, les fermetures des restaurants et lieux de spectacle.

À cette dernière, succède à l’impuissance et à la tristesse. Cette vague de dépression due aux restrictions gouvernementales est dite réactionnelle et se caractérise également par la peur de perdre son emploi, la peur d’être contaminé, la peur des effets secondaires relatifs au vaccin et la peur de mourir.

Après les dépressions, le danger d’une vague de suicides

L’épidémie est une chose, mais endiguer les conséquences, dont une vague suicidaire, en est une autre. Ainsi, de nombreux commerçants ou restaurateurs ont déjà mis fin à leur jour. Au-delà de la crise économique subie par ces derniers, c’est le sentiment d’inutilité qui prime et occasionne le passage à l’acte. Le danger est bien réel surtout que l’on sait que les effets suicidaires liés à une crise économique ont lieu a postériori. L’urgence est donc d’endiguer les états dépressifs pour contrer en amont les passages à l’acte. De l’idée suicidaire, à l’intention suicidaire, à la préparation de l’acte, tout peut s’accélérer, alors autant anticiper.

Des solutions thérapeutiques à la rescousse

Outre les solutions médicamenteuses, comme les antidépresseurs ou les anxiolytiques, il existe des solutions thérapeutiques complémentaires pour traiter le problème en profondeur et déraciner les maux responsables de la situation. La bonne nouvelle est donc que la dépression se soigne. La thérapie de groupe avec par exemple des groupes d’affirmation de soi est habituellement conseillée en cas de dépression. Malheureusement en raison de la promiscuité elle n’est ici pas adaptée.

La psychothérapie comme la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est une solution idéale pour prendre en charge cet épisode dépressif. Elle permet notamment de diminuer l’intensité des symptômes. Peuvent être utilisées dans la TCC des techniques de respiration et de relaxation, des techniques comportementales, des techniques cognitives dont le but est de modifier les fausses croyances à l’origine des pensées irrationnelles anxiogènes. Ces thérapies brèves comprennent en général entre 12 et 25 séances.

Des psychologues à votre écoute et disponibles via internet

Vous déplacez chez un psychologue vous effraie ? Vous craignez d’être contaminé lors de votre déplacement ? Alors que faire ? Il existe une solution alternative au présentiel, soit consulter un psychologue en ligne. À efficacité équivalente, cette option vous permet de bénéficier d’une aide, d’une écoute bienveillante sans confronter le danger, la peur d’être contaminé. Bénéficier de tous les avantages d’une psychothérapie, via internet.

Plusieurs solutions thérapeutiques s’offrent à vous : la e-thérapie par téléphone, par mail, par tchat ou par écran interposé. Lors de la première séance, vous pourrez évaluer la qualité de l’interaction, la présence ou non du feeling. Le psychologue vous présentera les objectifs de la thérapie, la durée, le prix. Alors n’attendez plus sortez de l’ombre et prenez dès à présent rendez-vous pour conjuguer le bonheur au présent.

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